Les artistes en résidence

Le festival propose aux artistes un accueil en résidence pour les accompagner dans leur projet de création.
Ces résidences favorisent les échanges entre artistes mais également avec le monde extérieur grâce aux ateliers et répétitions publiques.
Pour la 1ère édition du festival, trois compagnies en résidence-création présenteront leur chantier ou leur création aboutie en exclusivité.

Tricotons du lien social à la Cité Verte
avec l’artiste plasticienne Sidonie Hollard

Aujourd’hui tricoter est devenu tendance, de nombreux tricoteurs et artistes s’emparent du mouvement pour des actions appelées tricot urbain ou « yarn bombing. Le tricot est revisité collectivement pour redessiner le paysage urbain, en le colorant, en l’adoucissant de laine. Le but est de créer du lien social, de permettre à tous de participer à la réalisation d’œuvres collectives avec un médium que chacun peut maîtriser facilement, de provoquer un échange de savoirs.
Une structure à construire, à recouvrir de morceaux de laine, un dôme évoquant l’univers, des écharpes à tricoter ensemble, petits et grands, un nouveau look pour les 16 Maréchaux qui ouvrent la ville… La couleur est annoncée et prépare à la visite du quartier !
Des groupes de tricoteurs actifs dans les quartiers, les communes, les associations, les écoles, les maisons de retraite, les cafés, nous préparent un beau spectacle tout en tissant un lien social inter quartiers et intergénérationnel. Il s’agit de rompre l’isolement par le « faire ensemble » .

Construire et vivre mon quartier
avec Olivier Grossetête

Né à Paris en 1973, Olivier Grossetête vit et travaille à Marseille. Papier, carton, procès-verbaux, balsa, demandes d’emploi, emballages les plus divers constituent son univers plastique. Avec ces matériaux dits pauvres, Olivier Grossetête a élaboré un langage tout à fait personnel, à la fois empreint d’ironie, de poésie et de critique. Il investit l’espace public avec des projets monumentaux, qui, au-delà de leur aspect éphémère, nécessitent une grande énergie collective. Il s’agit en l’occurrence d’une construction géante, au centre du quartier des Planchettes, faite de cartons et d’adhésif. Cette structure est construite par strates successives, hissées par le public depuis le bas. Plus la structure monte et plus l’entraide est nécessaire. Si le montage final a lieu sur les trois jours du festival, la préparation des parties plus techniques de l’architecture se fait en ateliers plusieurs jours avant. Ces ateliers,
installés au centre social et culturel Pauline Kergomard, font appel à la population du quartier. Le souhait de l’artiste est de pouvoir travailler avec la plus grande variété de public possible. Se rencontrer, apprendre à travailler ensemble vers un but commun, telle est la vocation de ces ateliers. Ces hommes et ces femmes seront au moment du festival les acteurs de l’animation de leur quartier auprès d’Olivier Grossetête. Il s’agit ainsi pour les habitants de ce quartier de mieux s’approprier leur environnement, de transmettre leur savoir- faire et leur savoir-être.

Elargir sa palette d’idées à Anthouard
avec Manu Didier

Manu Didier est un artiste plasticien du recyclage. Dites-lui ce que vous jeter et il vous dira ce que vous pouvez créer !
Là où nous voyons une palette en bois, lui imagine une chaise longue, un jeu, un jardin mobile,… Depuis le centre social et culturel d’Anthouard Pré l’Évêque, Manu Didier et les habitants du quartier vont réaliser pour le festival un mobilier entièrement fait à partir de matières recyclées. Au-delà du rendu final, cet artiste puise sa plus grande satisfaction dans le suivi des étapes antérieures de réalisations avec le public, un public qui devient créateur. Tout le monde peut y trouver sa place, au moment où il le souhaite, pas besoin d’être bricoleur il suffit d’être curieux. Bâtir ensemble et protéger l’environnement : un projet « écolo-participati-festif » !